Post réponse : 'moi j'suis monochrome, j'veux dire j'aime les fraises "

" Ouais, je préfère, c'est que tu vois, le bitum - bénis mon âme, je suis athée - c'est dur. Et puis vu qu'Helle et les chiens, c'est un peu Brejnev et Alexander font du tourisme à Prague, on s'est dit l'un l'autre, avec la rouge, tout de go, comme un russe barbare, entre deux mokas, que l'on chercherai un appartement, histoire de rire au bouc des prolétaires de gauche, qui eux sont pas suffisamment riches et divins pour laisser la jungle les envahir et feindre d'être anarchiste pour ressembler à un pauvre. C'est qu' feindre l'indigence, c'est encore l'privilège du bourgeois. Quoiqu'non, vivre seul j'préfère. Que tout est noir. (l'ombre fuligineuse de mère plongerait sur ces entrefaites, mon antre dans l'obscurité). J'ai décidé de redoubler, pour que l'bac ne finisse jamais. Le méga stress dilate mes organes émonctoires. J'écris un truc hyper divin sur un type qu'éteint la lumière, et qui r 'garde les ombres parce que l'type, tu vois, il est super méga mal de la ouate, et donc du coup, y s'dit qu'en meuglant comme un goret et qu'en éteignant l'ampoule de la salle à manger, il aura forcément moins mal à l'encéphale, et pourra, onagre vengeur dressé vers le ciel, embrocher sa femme par la frondière, la dépecer comme une truie cochonne, sale opossum, que l' spectre marital dans sa dimension martiale n'effraye guère. "C'est qui c'est que l' potentat ici ? J'suis Cléopatre j'te dis, masse, masse ou j'appelle ton frère ", qui dit à sa femme le gars du début qu'était super divin quand il éteignait la lumière. Mais là du coup, lutte pour les droits d'la femme oblige, il est plus trop divin quoi. Donc le vieux d'28 ans et 2/4 qui bat sa femme l'encense, gicle la gélatine et puis manque de peau 9 mois plus tard, l'congélo tombe en panne, comme un sale coup du destin. Drame ménager oblige, nait Michael dans la couche de sa mère. Au début l'type super divin qui bat toujours sa femme retient ses pulsions mâles, parce que même s'il bat sa femme, et qu'droit d'la femme oblige, il est tout de même divin, mais bon, vient un moment où l'goss il est bien moche, il bugle bien et tout au travers des des draps noués autour de sa tête en guise de sarcophage, Louis XIV et nympho'ross, Diana qu'elle s'appelle, sont réalistes y s'disent que toute façon, Africains ça paye plus au J.O alors merde on va lui peindre le mufle en noir; que l'petit rapporte l'or à la france, parce que sa bourgeoise de mère à force de faire la cour et d'valser sur les tables, elle n'a d'cesse d'avoir la panse la plus pléthorique du royaume. Donc au final le type super divin il en tellement marre - parce que bon y bat sa femme certes mais bon faut l'comprendre aussi, si on peut plus tirer un coup sans qu'la poiscaille descende des profondeurs, et ben qu'il éteint la lumière. Et là ben, j'sais pas, y tue sa femme peut être, c'est c'qui y a d'mieux à faire j'pense. Enfin j'te dis tout ça à toi parce que tu vois la vie en rose et noir tu vois ? Tu l'aurais vu en vert, l'a c'était pas pareille, j't'en aurais dit plus encore. Pour réussir en L. ? Pas lire surtout, parce que bon, on commence par lire, on finir par s'instruire quoi j'veux dire. Et la connaissance c'est l'mal quoi, Finis l'obscurantisme, et moi éteindre la lumière, j'préfère. J'vais te confier un secret à la Mooglie, un truc d'interné, les épreuves d'enseignements scientifiques sont rédigés en caractères cyrilliques en fait, c'qui fait qu'personne peut les comprendre et qu'alors qu'on a tous un niveau de boeuf en L. en maths et qu'on sait tous que jugulaire veut dire de la george, et ben rien à faire, on coince le jour où forcément ça aurait été mieux d'pas coincer quoi. Heureusement qu'pour contrececarrer la difficulté engendrée par les caractères, t'as l'choix entre l'optométrie et la physique nucléaire quoi sinon imagine, personne aurait son bac genre. Enfin voilà quoi, dernier conseil sale conne, le jour du bac, mets des jarretières. "

# Posted on Sunday, 17 August 2008 at 6:05 PM

Edited on Monday, 18 August 2008 at 4:46 PM

L'armada capitaliste '

Exorbitamment (il me plairait de l'orthographier ainsi) - Exorbitamment - Exorbitamment -Exorbitamment - - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment- Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment- Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment- Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment- Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment- Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment - Exorbitamment -

# Posted on Wednesday, 09 July 2008 at 2:03 PM

Sororité hongroise (prélude d'un été vibratoire) - Chronique -

Le vrombissement d'un moteur - nous serions toujours à Prague - me réveillerait. En sueur, je tamponnerai plus il faut le dire avec psychose qu'avec ardeur, les perles anhydres et soupirantes de souffre (peinant moi même à me figurer ce que cela donnerait une fois adapté à l'écran) roulant vaporeusement le long de mes tempes. Ce tableau déjà sombre le serait rendu plus encore de part la présence de deux mains gigantesques et noires, (les miennes, s'il vous plait de le croire, vous apprendrez bien assez tôt qu'en matière d'écriture, invraisemblable et certitudes ne sont incompatibles) qui masquant un instant mes traits sous le flou artistique de l'étrange, découvrirait à la clarté douceâtre du demi-jour, ma nature véritable. Vêtue d'autre part de frusques antiques honorant suprêmement la dualité chromatique chez Stendhal ( suis-je responsable du fait que mère ai admiré Jane Mass ?), ferais-je dès lors aisément figure de sorcière, pendant certes scolaire de la plus démoniaque héroïne de théâtre. (n'ayant encore lu Shakespeare dans son intégralité la plus exhaustive, m'est-il permis d'écrire cette phrase, encourant tout au plus le risque de me contredire plus tard) . Quant à kami ( laissons moi donc dans cette posture, les descriptions lugubres perdant tout réalisme ainsi qu'elle s'allongent pour se perdre en une pléthore d'ajouts sinistres et babillages vulgaires, et ce pour ne pas dire kitsch ; à maugréer hors de moi-même ), il me plairait de l'imaginer nue sous une robe légère de tulle voguant aux gré des vents contraires, elle serait d'ailleurs magnifique , d'une beauté pâle et pleine, entière, non de ces noix concaves usant pour luire des artifices que leur procure les feux trompeurs , les cheveux roux et les dents saines, les jambes altièrement pliées en équerre, adoptant la posture archétypale de l'arrogante morveuse, prenant chez elle la forme séductrice d'un défi juvénile bien plus que l'affirmation d'un mépris général ou la marque d'une contenance hautaine, plus que belle, elle serait séduisante car sincère et extrinsèquement nobiliaire. Ce qu'il y avait de noble chez celle ci, n'était comme chez tant d'autres, cette raisonnance altière, ce sourcil froncé, ces indéboulonnables convictions nourris par l' attachement aux doctrines passéistes, ces attitudes certaines et empruntées, ce n'était en cela, en ces faussetés habiles que kami était noble. Passéiste elle avait beau l'être, vouer un culte à l'esthétique baroque centre et moyen orientale, louer l'inquiétude, l'instabilité tortueuse, la fantasmagorie prodigieuse de ces courbes abstraites, tel le déchainement d'antagonismes le plus formidable, l' abréaction la plus spectaculaire que l'art pré moderne eu connu car la moins normative. Ce jaillissement perpétuel de formes mouvantes, ce surréalisme graphique dans la prolifération des motifs, cette densité vaporeuse, quasi vagabonde, ce que d'autres appellent concentration ou encore infinité d'images, de dessins animés effroyables, courbes tentaculaires s'emparant d'un vivant statufié, ce foisonnement anarchique, cette pléthore de détails conférant l'illusion d'un mouvement, cette croyance chimérique en une mobilité graphique, en un jaillissement de vie torturée et sublime ; et tout en sachant apprécier l'esthétique singulière de cet art, kami en ignorait l'origine tout comme les influences, mieux encore peu lui importait de le savoir. La conscience, la reconnaissance de son ignorance qui passait par l'acceptation de celle-ci me faisait l'admirer. Plus encore elle me faisait l'aimer. Kami était jeune, n'allez pourtant croire qu'elle fut naïve comme ce terme l'indique. La surprenais-je souvent livre de poche en main, et dictionnaire en poche, jupe large tombant lâchement aux creux des hanches et pull au vert bouteille quelque soit la saison. Ajouté à cela, le fait qu'il lui arrivait peu ou prou de sourire, qu'elle découpait parfois des lettres capitales dans les bimenstruels, suivant avec une infinie patiente les courbes majuscules, pressant avec application, non moins avec douceur, les deux anses du ciseau. Il fallait la voir, cette Ophelia galwaise, si silencieuse, coeur pétulant à l'ouvrage alliant concision et rigueur, maniant si habilement l'outil. (après avoir moi même eu l'idée d'envoyer quelques anonymes missives à mère, puis-je vous assurer qu'il n'est tâche plus exaspérante, du moins tâche qui requiert plus d'ardeur contenue, de maitrise nerveuse et de pressions articulaires que celle de découper esthétiquement des caractères. Puis-je -pour avoir récemment essayé- affirmer qu'une telle occupation tient de la pathologie plus encore que de la fantaisie ou de la légèreté d'humeur. Sans rire, seuls les névropathes peuvent s'atteler à un telle tâche, sans encourir le risque de devenir dingue. C'est certainement là un des plus grands avantages que confère la névrose : endolorir, de part l'adoption d'une conduite systématique - votre conscience de l'insupportable. Outre ce fait, kami lisait Voltaire et Kundera. Et à tous ceux qui ne connaissait pas ces derniers et avaient l'absence d'esprit d'exposer leur ignorance, kami disait "le chnoque . Le chnoque elle disait. Le caractère qu'elle avait la gosse n'empêche, quand j'y repense, me boyauterais-je jusqu'à m'en rendre sourde si je n'avais ces aigreurs d'estomac. Le chnoque, quel toupet du diable, pour une agnostique, le comble.

# Posted on Monday, 07 July 2008 at 6:00 PM

Edited on Monday, 07 July 2008 at 6:21 PM

Mémento d'un été Hongrois ou billevesées sous les décombres

- CHRONIQUE - PART QUELCONQUE.

Au premier plan, s'élève un gigantesque nuage de forme végétale, sorte de champignon thermo-nucléaire fait de jusquiames en crépons pourpre et vert embuant la scène durant les 15 premières secondes. Au fur et à mesure que le nuage décroit, découvrant nos 4 protagonistes arpentant l'espace sous une pluie florale dans un état quasi ataraxique, une musique d'apparat seventies se fait entendre, de plus en plus forte, quasi pressante, emmenant au son d'arpèges folks, bien qu'électriques, les fureurs tues du quatuor migrateur. Seul Calum E.T Jane , sous couvert d'une kipa juive par anti- germanisme et Helle, bottée tant par l'idée de calquer sa conduite sur ce dernier tout comme par les lanières de cuir enlaçant ses pieds, traduisent corporellement les accords qu'il leur est donné d'entendre. Les deux autres, observateurs silencieux du tumulte, se doivent de rester immobiles conformément à ce que l'état narcotique exige. Ils ne se parlent pas et laisse les accords dansants glisser sur eux avec indifférence. Il leur sera en revanche laissé la liberté de balayer la scène du regard, en veillant à ne pas rire, ce qui briserai "l'euphonie silencieuse" du tableau constitutrice de l'atmosphère "plannante". (Il pourra être d'autre part laissé à L. la liberté de singer la maitrise de Dylan, guitare en carton à hauteur de l'abdomen, chemise dépoitraillée de couleur gris ardoise retroussée jusqu'à mi manche, masse capillaire dense et hirsute voguant au gré des accords, regards plongés dans un inatteignable et articulations excessives/ rictus exprimant la douleur dans quelques graves aigus.) Avant que cesse la musique qui irait déjà décroissante, le dialogue, initié par un des 4 protagonistes, peu importe lequel, fait d'abord de rire étouffés et d'interjections prendrait corps; il se fixerait sur l'importance de la sémantique en cours de philosophie et serait fait de suggestions helliennes et de soupirs résignés quant à l'abêtissement des programmes scolaires et des enseignements. S'élève bientôt une véritable diatribe contre le système scolaire qu'on accuse de déviationnisme comme cela, parce qu'on en a envie, parce que dans l'euphorie du discours, il faut le dire, cela sonnait bien et qu'en conséquence l'un d'entre eux 4, peu importe lequel, aura jugé bienséant d'en usiter, comme de faux ignorants, qui n'ayant qu'une connaissance limitée des sujets sur lesquels il palabrent, ont coutume d'en parler avec force conviction et ardeur relative pendant des heures entières.
kami : " Finalcompte, la philo est une science"
Helle: " Il y a ce fait, absolument stupide, de considérer cette discipline comme strictement Littéraire"
Calum E.T Jane: -"meanez vous qu' la croyance est répandue ? "
Helle : "selon votre femme du moins, qui s'avançant derrière vous, se gorge de gouailles impropres et...(qui sait où cette bouche a trainée) "
" Femme !" interromprai alors kami , empêchant son épouse de poursuivre. Prenez vous en donc à cette dernière ai-je envie, satisfaite de vous dire, s'il vous nourrissiez l'envie d'en savoir davantage, si du moins il s'avère que vous ne prenez l'histoire de nos protagonistes pour un conte ; Il y a là tout un amas de gestes rituels dont nous n'avons pas la clef, et qui semblent obéir à des déterminations musicales extrêmement précises, avec quelque chose de plus qui n'appartient pas en général à la musique et qui parait destiné à envelopper la pensée, à la pourchasser, à la conduire dans un réseau inextricable et incertain, vous dirais-je alors, essayant simplement de définir et tant pis si l'enthousiasme m'entrainait, ajoutant enfin pour conclure que qui fait le dégouté montre qu'il se croit beau, fière et noble comme je le serais d'avoir ici calquer des pans entiers des pensées Jacobines, et Artienne, d'autant plus fière d'avoir su conclure sur une note poétique du grand charles, calme car sûre de mes références et peu inventive, comme tout Littéraire ignifugé par ses connaissances pouvait l'être, c'est à dire peu inventif et calme car sûr de ses connaissances. Il m'apparaitrait alors possible de continuer ainsi durant des jours et des heures, le fourvoiement du lecteur et la rhétorique vaseuse ayant bien été institués comme dessein littéraire par d'autres avant nous, me dirais-je alors comme souvent dans des périodes de réflexions intenses, c'est à dire de concert à moi même; profitant de l'occasion qui s'offrait alors à moi, trop belle pour n'en pas profiter, celle d' user d'un pluriel pour nous désigner, moi et mes connaissances. Puis je me rendrai alors compte, dans un éclair de lucidité somme toute désagréable, consciente du fait que je prononcerai cette expression lue dans je ne sais plus quel livre en octobre dernier, relu en mai et dont je n'aurai envie de me souvenir, pour la énième fois en un 9 mois, ce serait d'ailleurs le temps qu'il faudrait à Mérédith pour comprendre qu'elle est enceinte ; me rendrais-je alors compte, dans un éclair de lucidité, somme toute désagréable, qui ne serait enfin pour me déplaire, qu'il n'était possible de faire de ma vanité la substantifique moelle de cet opus, tout comme il ne m'avait été possible, suivant alors l'exemple de ma femme, de faire de boutades tour à tour, racistes, xénophobes, antisémites, anti-religieuses et panafricaines le corps central d'un opus précédent, heureusement avorté depuis, après la prise de conscience que m'avait infligé l'énième relecture de la 5ème phrase . Dernière phrase que seul Calum n'aurait pu lire parce que lui seul sachant écrire, aurais-je eu trop peur ou honte je ne sais, qu'il demande le divorce pour quelque motifs fantaisistes désormais légaux, telle que la tromperie sur la marchandise pouvait en être un, pratique depuis peu coutumière chez nos amis (AMIS m'en vais-je vous dire, à vous formalistes du monde oriental) musulmans, aurais-je pu écrire, si j'avais souhaité blesser ma femme en affirmant implicitement qu'elle ne savait écrire, tout comme si j'avais voulu efflorer l'orgueil de dieu en sous entendant par cette même relative qu'il ne savait écrire lui non plus, entreprise d'autant plus vaine qu"il n'écrivait jamais, seulement ayant pris la décision de ne pas écrire la dite phrase, je serais exempt de toutes interrogations quant à son sens profond, ce qui m'arrangerait fort dans la mesure où je n'en avais aucune envie, d'autant plus qu'ayant pris la décision de ne pas écrire la phrase qui consistait à dire que seul Calum E.T. Jane était né avec un plume comprimé entre le pouce et l'index, il ne pourrait donc m'être demandé le moindre éclaircissement quand à son sens profond, puisque n'ayant été écrit, nul n'en connaitrait l'existence, et tous se contrefichant donc de mes pensées intérieures, je laisserai donc le lecteur, seul face à ces interrogations quand à son sens profond, et m'en laverai les mains. Puis lassée de monologuer seule, et aussi parce que je prendrai soudain conscience du fait qu'il me serait impossible d'apprendre des répliques de la taille d'article d'ici les deux prochaines semaines, j'en reviendrai à notre quatuor qui, étendus dans l'herbe bleue pétrole de nos cartouches à encre, m'attendraient sur la pelouse, distraits mais impassibles dans diverses positions foetales. Je resterai là, figée dans la contemplation d' immobiles statues marmoréennes, qui l'étaient ici non par devoir artistique mais par penchant naturelle à l'inertie ; une longue minute, horrifiée mais non surprise. " Femme, me crierait alors kami , baillant au Cid, braillement-suivit d'un-mémorable-adage-dont-cette-dernière-m'avait-fait-part-au-téléphone deux jours auparavant, à propos duquel j'avais affirmé qu'il faille l'employer dans une de nos chroniques tant il sonnait bien et était plein d'esprit, tout autant que les aphorismes de Wilde l'étaient pour la plupart d'entre eux avais-je même ajouté, (j'avais dit cela parce que je n'en connaissais aucun, ce qui m'éviterai par la suite d'avoir mauvaise conscience); et dont (j'avais beau ne pas être honnête, cela n'empêche que mes propos l'étaient) j'aurai aimé me souvenir. Foulant du pied l'herbe bleue pétrole, telle que mes oculaires avaient toujours rêvés la voir, je me dirais alors que non vraiment la scène était vraiment trop hilarante pour n'en souffler mot au lecteur, "ce serait faire preuve d'égoisme", me soufflerai même mère doctrinaire. C'est donc dans l'intention généreuse de faire se boyauter le lecteur, convaincue d'autre part de la mansuétude de mes congénères, que je me résolverai à peindre de rose le bleu de ciel ou autre connerie de ce genre, ce qui dans les faits brutalement énoncés donnerait ceci :
j'en reviendrai à notre quatuor qui, étendus dans l'herbe bleue pétrole de nos cartouches à encre, m'attendraient sur la pelouse, distraits mais impassibles dans diverses positions foetales. L'un, recroquevillé de tout son large qu'il était aisé d'identifier en raison de la taille excessive de ses membres, offrant aux arachnides son occiput chevelu et sa barbe rendue bleue par quelque opération chimique contenant les mots "synthèse" "soustraction" et "couleurs" , ce qui fit dire à Calum qu'il s'agissait sûrement de la synthèse soustractive des couleurs, procédé forcément complexe puisque chimique dont nous ne voudrions rien connaitre et dont seule kami avaient encore la capacité intellectuelle de se souvenir. A partir de là, il me serait aisé de vous laisser sur la pelouse, barbe bleue en position foetale, kami s'essayant à toutes les combinaisons alimentaires rendues possibles par l'industrie qui sont au nombre de 9, ayant déjà moi même aspirée à teindre la barbe divine de milles couleurs dans quelque antérieurs songes, et Calum E.T. Jane clamant, poétique et rieur "Je ne vois rien que l''herbe qui verdoie et le ciel qui poudroie " expirant ainsi qu'il pétrarquiserait avec un peu d'avance, nul se sait quelle substance ; et ne le saurait jamais, ajouterait-il d'ailleurs, formant une auréole vaporeuse. Seulement je ne pourrai me résoudre au silence quant aux positions adoptées par les deux autres. Vautrée dans l'herbe bleue, occiput vers le ciel, pieds à hauteur de l'abdomen et bras cerclant la viande, kami , plus immobile encore que les deux autres me ferait craindre l'atrophie musculaire, je courrais alors à vitesse maximale vers cette dernière, bras ballants le long du corps, soufflant tel un pachyderme histoire de rythmer la course. Arrivée à sa hauteur, je déplierais ses jambes tuméfiées par l'effort, alors même que les yeux de Calum E.T Jane analysant scientifiquement chacun de mes gestes, me lanceraient des éclairs. En contre-haut (car je serais alors courbée à hauteur de ma femme empêtrée dans sa propre chaire) observais-je la croupe empanachée et charmeuse de Calum E.T Jane qui, s'offrant par le siège avait, une fois n'est pas coutume, su faire preuve d'inventivité.
" voici qu'il cherche à vous esbroufer, femme ", lança kami , indignée mais railleuse.
" Ah cousin, te voici à nouveau jeune paltoquet frondeur, frimant tel un paon lascif au milieu de ses poules pondeuses, non plus tête de lard mais tel que l'Art et la Nature t'ont fait., me voici fier, noble et heureux car si ces femmes sont tiennes, c'est avec moi qu'elles coucheront ", ajouta subito dieu, rodomont comme un homme, qui d'ordinaire bégueule, peut l'être lorsque cela fait 5 jours qu'il n'a eu cours de piano.
Nous monterions alors tous dans une carlingue en or (car il me semble ne jamais avoir vu de voitures de cette couleur, fort dans les clips de P.D.D peut être mais enfin vu que je ne sais qui est cette personne, et n'écoute pas sa musique, cela ne compte pas) sans nulle transition narrative, et ordonnerons au chauffeur de 10 kilos mon cadet de faire route vers l'ouest comme les cows boys ont coutume de pointer un doigt en l'air tandis qu'ils harnachent leurs montures. (je ne sais pourquoi j'ai introduis une subordonnée exprimant la comparaison, peut être pour écrire cette phrase). La traversée de contrées désertiques me faisant alors penser à Arthur, j'entreprendrai de lui écrire afin qu'il sache que tous ici l'avait oublié, sauf moi même bien entendu, sans quoi je ne consacrerai 15 secondes de ma vie à l'écriture méritoire de cette lettre tout comme de cette phrase d'ailleurs. (Mais ça bien sur je ne l'écrirai pas sur la lettre). La carlingue vrombissant couvrant pour une part les grésillements du transistor siégeant sur la banquette arrière qui crachait alors sa verve ronflante aux visages de Dieu et kami , nous nous pourrions, pour une temps, dansant nonchalamment au rythme des accords, identifier avec exactitude, le morceau agitant nos voutes plantaires. La carlingue s'arrêtant faire le plein chez quelque agriculteur hongrois qui nourrissait alors les bolchéviques depuis l'instauration du C.A.E.M. et remerciait Staline de lui avoir faire perdre sa femme, ses 5 enfants et sa belle mère, nous nous figurerions l'étendue du désastre sonore et affirmerons alors conjointement effaré "que celui qui n'a jamais dansé sur de la musique de merde nous jette la première pierre ", ignorants comme nous l'étions alors que le Hongrois-sous-domination-soviétique n'a pas son pareil pour répondre. Une pluie de métal et d'autres objets ferreux susceptibles de joncher le sol dans la décennie 70 s'abattit bientôt sur nous, pauvres pêcheurs. (écrirais-je alors ici, plagiant l'élégie chrétienne précédant la signature). Le plein une fois fait et les ouvrières plaquées contre les murs, nous quitterions cet homme fort sympathique que nous aurions certainement emmener avec nous, si toutefois il n'avait eu la faiblesse d'invoquer les risques encourus pour dissidence, et si d'autre part il eut affirmé ses convictions politiques avec une véhémence qui soit autre que celle d'un eunuque.
Dans un Budapest libéralisé après le charivari de l'automne 1956, nous flânerions, bracelets d'argent et blé céladon aux poignets, guerriers pacifistes à l'âme en peine, au milieu des décombres. Puis une déflagration lointaine, un assourdissant silence propre à vous rendre sourd nous ferais nous agripper les uns aux autres, la peur, ce sentiment irrationnel induisant une nécessité, un sentiment d'urgence, ne m'empêchant curieusement d'être bienpensante, je m'agripperai à dieu telle une guenon à son arbre, faisant pour un temps fi de tout honneur et de ma dignité, fustigeant la tempérance dont Calum E.T Jane m'inciterait à faire preuve, invoquant le fait que "bon dieu femme, vous vous montrez plus faible encore que ce que votre sexe nous autorise à croire, je ne vous cache pas qu'une certaine honte bouleverse mes entrailles " " ma croupe ", lui répondrais-je, hurlant au travers d'un nuage de poussière, " les vitres de la carlingue eusse été fumés pour cacher aux yeux du monde vos envies coupables, auriez vous culbuter dieu sans attendre, taisez donc votre rengaine janséniste ou..." " je sais" hurla kami telle une forcenée sémillante "où je vous renfle les maxillaires, et croyez moi, c'est à dire croyez Helle, la manoeuvre est des plus douloureuse " Edifiés par la suggestion, que nous ne préfèrerions pas comprendre parce que vraiment, vraiment, VRAIMENT penserions nous que certaines choses ne passent, même avec de la Glycérine, nous nous appuierions alors tous trois sur l'épaule divine qui, colossale, accueillerait nos trois pattes juives. ( "je suis certain qu' Helle. est antisémite ", glisserait insidieusement Calum à sa femme). Cette dernière se contenterait de rire car kami avait beau être nulle en anglais, elle se disait que Zimmerman quand même cela ne soundait pas très briitsh. Se dessinerait bientôt une silhouette flasque et riante, cernée par les bouffissures, tout heureux d'héler ses paires tout comme s'ils étaient ses semblables, l'écorce terrestre tremblerait alors sous l'influence de son pas gras et lourd, des entrailles de la terre bouleversées jailliraient d'effrayants borborygmes, et tandis qu' Helle se jetterait sur dieu, l'embrassant avec déraison parce que comme cela, dans l'euphorie de l'action il vous arrive de faire des choses absolument aberrantes juste parce qu'elles "font bien" et qu'une force obscure qu'on appelle désir, vous pousse à les faire, l'inconnu titubant, ivre d'amour tel tous les prosélytes chargés de faire de nouveaux adeptes s'approcherait, souriant, et lancerait à kami dans une langue étrangère: "YOU ARE NOW LEAVING BRITISH SECTOR". Face à l'impétuosité, au prosaïsme de son interlocuteur, face au discours même que ne comprenant pas elle pris comme un ignoble rot qui trainant vulgairement en longueur, empuantissait l'air ambiant , le visage de Kami reçut soudain plus de lumière.
" Bigre, un Américain ! " hurla-t-elle.

# Posted on Saturday, 21 June 2008 at 5:45 PM

Edited on Wednesday, 02 July 2008 at 5:53 AM

Je ne vois pas en quoi le fait de ne rien faire prouve que je ne révise pas

J'enfonçais deux doigts dans son chandail, celui-ci était bleu, d'un bleu corbeau fantasque sur lesquels tombait lourdement une chevelure noir pétrole. La sensation était somme toute désagréable. Son sein était froid et flasque, attrait féminin d'une nudité glaciaire que mes mains consentantes, guidées par quelque curiosité sensitive, palpaient sans nul plaisir. L'art plastique me sembla alors dessiner avec brio les courbes féminines dans leur plus grande froideur, leur dimension « rationnellement » mystique. Dans ces dessins abstraits des nudités humaines transparaissaient, dans leur objectivité graphique , toute l'insipidité physique des corps. Pensais-je alors, dans un frisson d'orgueil, être conçu différemment d'autrui, cette placidité hormonale passant dès lors pour une forme d'asexualité, attira bientôt les bigotes les plus perverses qui, tant par désir charnel que par devoir sacré se sentirent investies d'une mission expiatoire, toutes campant ridiculeusement leurs appas sous l'indifférence manifeste de mes oculaires, (comme les femmes ont coutume d'exposer grossièrement leurs charmes poitrinaires tout en ignorant que la vulgarité émanant de leurs gestes conquérants est susceptible de garroter toute excitabilité musculaire), mission expiatoire en forme d'étrange pari : éveiller ce quelque chose qui, aux yeux du monde, était immanent à la nature humaine, le désir charnel, dans sa dimension la plus suggestive et par là même, la plus grossière. Devancières et grassement voluptueuses, les prétendantes souriantes, jouant de leurs yeux alanguis au travers de leurs binoculaires, s'évanouissaient dans d'inutiles fla-flas, sentaient l'eau leur monter à la bouche à la vue du quidam désiré, désireuses d'être tournées et palpées à l'envi, effrayantes dans leurs pantalonnades lascives et leurs costumes d'époque, jeans et frusques satues, cheveux impeccables et lisses, traduisant la patiente excessive pour ne pas dire l'obséquiosité capillaire, en un mot concis, la névrose. Seule une ombre placide daignait rester à l'écart, désireuse elle aussi, bien qu'étourdiment soucieuse. Stylo en l'air, (ce qui ici ne constituait nullement une allusion sexuelle), cette ombre sans visage, s'avançait singulièrement, se mêlant bientôt à la clameur bordélique qu'étouffaient les soupirs de ces dames. Stylo en l'air, l'ombre primitive bien qu'asexuée de son hôte se fit un plaisir de répondre. Postés l'un et l'autre dans l'expectative, ils parvinrent à discourir en dépit de l'hystérie collective de ces dames, « Voici d'épais sourcils qui rougiront pour moi » clama l'un, et l'autre de répondre sans prendre la peine de traduire « Your red-faced complexion speaks for you, even though you're quiet ».

# Posted on Saturday, 24 May 2008 at 1:24 PM

Edited on Saturday, 24 May 2008 at 1:44 PM