" Sous les barricades, mêmes les plus prudes corolles avaient baissé la garde "

" Sous les barricades, mêmes les plus prudes corolles avaient baissé la garde "
" L'acte de soumission auquel son éminence avait su consentir dans les plus jeunes années d'un déclin physique scellé par le mariage, trouvait aujourd'hui à exprimer toute son utilité tardive. Cette soumission consciente teintée d'une brève jouissance avait su contribuer à l'accroissement démographique d'une terre déjà emplie par les Mongols, et d'un point de vue techniquement rationnel, la doctrine empiriste avait su là encore démontrer à tous, minorité partisante de la sodomie en tête, que la copulation avait encore de beau jours devant elle. Somme toute, les combats passéistes du sexe rose et sa clique, toutes ces vaginations utérines, féroces querelles intestines qu'avaient veillé à déclencher quelques dangereuses activistes au sein d'une assemblée hostile à la suspension volontaire de toute vie utérine, tous ces combats sociaux et l'avancement constant en matière de droit social qu'avait entériné la participation à l'effort de guerre et la révolution sexuelle quelques années plus tard, la mise à feu de quelques carcans sociétaires entamés par quelques audacieuses siciliennes défilant en jupons de soie sous les drapeaux , jusqu'au demi-mondaines qui les avaient précédées et les ultra libertaires marxistes de 68' auxquelles elles avaient fait écho avec un peu d'avance, tout cela trouvant aujourd'hui à exprimer leur finitude avec la libération personnelle dont jouissait désormais L., cette libération morale trouvant à exprimer sa gratitude à la longue et fastidieuse libération des dogmes sociétaires que d'autres avaient eu la présence d'esprit d'entamer avant elle. Ce tumulte, ces pérégrinations séculaires qui n'avait somme toute été que le plus sublime avancement conscient qu'avait connu l'Histoire, cette progression vers l'égalité démocratique, trouvaient aujourd'hui à exprimer toute leur finalité dans l'édification de ce jour glorieux."
L.



# Posté le mercredi 14 mai 2008 02:43

Modifié le mercredi 14 mai 2008 09:39

" Il faisait somme toute froid en ce jour, si caniculaire soit-il. " [que cette chronique vive quand à elle & que demeure notre vanité, après tout Rousseau ne s'est-il pas auto proclamé sublime ? (si piètre écrivain était il, m'en vais-je humblement vous dire )]

 " Il faisait somme toute froid en ce jour, si caniculaire soit-il. " [que cette chronique vive quand à elle & que demeure notre vanité, après tout Rousseau ne s'est-il pas auto proclamé sublime ? (si piètre écrivain était il, m'en vais-je humblement vous dire )]

H eureux qui comme Ulysse ne contemplait la sournoiserie respective de ses paires sous l'oeil bienveillant et moqueur de la voute éthérée. Le soleil rieur, maitre éphémère mais sûr de sa puissance, juchait sa pâle domination sur les plus hauts plateaux d'Ecosse. Brûlant ce qui était déjà mort parmis les végétaux, sublimant les écueils de son iris lumineuse avec la bonté d'un despote absolu en manque de souffle après l'escouade caniculaire ayant tout juste ravagé l'Afrique ; ce dernier découpait artistement les monts qui jalonnaient la lande et auxquels il conférait presque le charme exotique d'une vallée égyptienne. La lande écossaise s'exprimait alors dans sa beauté puissante et régénératrice, et telle une charmante berceuse pour utopistes amers, la luminosité faisait taire les querelles intestines des ovidés les plus subtils, délicate copie de la plèbe moutonnière que certaines s'adonnaient à calquer sans le savoir, que d'autres raillaient avec l'insolence la plus moutonnière, et que d'autres enfin, se contentait d'observer à distance, de peur, sans doute, d'attraper la gale ou quelqu'autre maladies infectieuses qui s'entichaient souvent des chaires grasses et dorées par le travail agraire. La vaste étendue pâle étalait sa volupté laiteuse dans l'infini lointain, tel le couvre chef lacté de quelque café noir qui, sûr de la fermeté illusoire de sa robe chantilly refuse pour un temps de se soumettre aux lois primaires de quelques sciences solubles, avant - d'hélas ! - s'évanouir, subjugué par la noirceur des profondeurs amères, dans les abimes acerbes du ténébreux liquide. Cette copie de chaleur printanière donnait force aux élans lyriques de certaines qui n'hésitaient plus à déclarer respectivement leurs flammes , cela n'aurait d'ailleurs pas fait l'objet de quelque nouvel opus si la source de chaleur qui rougeoyait alors dans le coeur de ces dames n'émanait pas du même astre solaire. La ressemblance confondante de leurs dires laudatifs (inspirés pour grande part, par leurs désirs charnels) quand à l'élu de leur coeurs de pierre, avait suffit à les confondre. (coeur, qui soit dit en passant, n'avait pas la dureté religieuse prétendues par certaines). Et Pégase avait beau dire, (et kami l'écouter), si belles deux femmes amoureuses étaient elles, leurs enveloppes délicieuses ne regorgeaient elles pas moins de la plus cordiale jalousie meurtrière. La sève poisonneuse quittaient leurs lèvres arides en de blessants rictus, sèches et avides de méchanceté grossière, ces dernières déversaient, déchargées du poids d'inutiles complaisances et d'hypocrites retenues, le torrent d'obscénités immondes qui nourrissant leurs haines, flétrissaient leur amour. Ces dernières se lançaient toutes sortes de pierreries infectieuses au visage, ( L . avait eu, quelques mois auparavant, la présence d'esprit de requérir l'aide de mère doctrinaire dans cette affaire, demandant à celle-ci de lui faire parvenir prestement quelques rocailles récoltées sur le site de quelque ancienne verrerie, tout en prenant soin d'ajouter l'exigence qui suit " Tout en veillant, mère, à suffisamment aiguiser ces armes fissiles pour sérieusement amocher sans toutefois trancher trop durement la peau laiteuse de ma colocataire." Une ultime précision, rajoutée à l'encre indélébile de son stylo à encre puis rayée était jadis venue clore la lettre. Si la déceler était chose aisée, la lire avait été rendu volontairement impossible. Force rayures appliquées par la main zéleuse et décisive de L . y ayant âprement veillé. Ce qui ne permettait donc à quiconque d'y lire " car il s'avère que comme je crois te l'avoir déjà dit dans une autre missive, les roux, cette race à part, sont en voix d'extinction et que je ne pourrais souffrir d'avoir quelque ennui avec la ligue des minorités pour un somme toute, malheureux manque de tact. (tu sais comme sont mes gestes parfois, fâcheusement imprécis) " Si kami avait lu cela, pensa L . alors satisfaite, cette dernière en aurait sûrement avaler sa langue ! Quel débarras alors ! kami n'aurait certes pas manquer de faire savoir qu'elle n'était nullement rousse, ne l'avait jamais été et le serait sûrement un jour tout en pointant son oeil gauche (le bien portant) vers la silhouette dansante de L . qu'elle souhaiterait fusiller du regard - la pauvre, fallait il encore que sa paire d'oculaire fusse suffisamment valide pour pointer dans la bonne direction ! - (Présomption d'invalidité mise à part), dans ce tissu de conjectures (puisque jamais personne, hormis L . , n'eut connaissance des mots perfides concluant cette missive), une chose était pourtant véridique : la querelle utérine qui dans un sens unissaient ces deux dernières dans une haine durable, s'enhardissait chaque jour, allant même jusqu'à s'exposer sous les feux limpides et peu clairvoyants de Calum E.T Jane, alors au téléphone avec quelque lointain Empereur (que l'on disait MONGOL mais enfin n'était ce après tout que les dires de kami, ce qui suffisait à jeter d'emblée un certain discrédit sur les dires en question). Frappée par la violence des rayons solaires, L . cessa subitement de japper comme la tendre guenon à qui elle faisait face, pour se diriger titubante ( L . dansait alors selon toute vraisemblance) vers l'époux qu'elle avait à convaincre, croassant tout aussi justement que sa femme chantait faux lorsqu'elle parlait "engrais" en arrosant les plantes. (il faut alors se figurer l'étendu du désastre sur le plan sonore que représentait le fait de s'exprimer dans la langue de Shakespeare chez kami, tout en faisant toutefois, entrer le décor en ligne de compte, à savoir que nos trublionnes aimant à s'en remettre à dieu ont élu domicile en écosse). " Sweet Jane, if it wouldn't mind, would you please make our wife understood that it's no worth holding forth with God how she does, and all the more useless that she takes so much pleasure in it " s'exclama alors une voix assurée dans le plus parfait des anglais britanniques. Contre toute attente, cette initiative linguistique ne plut guère à Calum E.T Jane qui, bondissant à vive allure de la chaise sur laquelle sa bonhommie ventripotente et lui même était installé depuis la veille au soir, lança affectueusement à L . " enfin, chère, cessez immédiatement cette masquerade grotesque, d'autant plus que vous savez bien que kami n'est guère en mesure de comprendre " (un soupçon, quasi indécelable d'affection moqueuse survola ses dires, affection moqueuse que soit dit, les yeux charmeurs de L . ne manquèrent pas de saisir ). Soudain, survint majestueux et éblouissant l'objet de toutes les espérances : l'écran sur lequel se cristallisait tous les désirs, le saule au pied duquel L . s'imaginait pleurer les morts respectives de ses paires, la pierre qu'elle s'imaginait polir à souhait (dans un soucis d'agnosticisme, afin que nul formaliste n'ai plus la prétention d'y bâtir son église, entendons nous bien). Et tandis que l'éclat du sourire divin qui lui fut adressé mortifia kami , lui conférant l'espace d'un court d'instant l'insupportable statut d'élue, les larmes sulfureuses de L . emplirent, tel un fumigène la pièce d'une épaisse vapeur. " Ne me touchez plus jamais, humble petit serviteur de dieu , je vous exècre, vous et vos paroles amandières, votre verbiage pontifical, le sourire mesquin qui entoure vos lèvres lorsque vous vous pensez drôle ou que vous ne voulez pas blesser votre interlocutrice qui elle, se pense drôle. Tout sonne faux chez vous, soyez tranquille, mon incorrection ne vous tirera plus jamais, balbutiant, du sommeil vespéral. " " Je ne vous ai jamais touché en même temps
" répliqua dieu , imperturbable avant d'effleurer le poing contracté de L . et d'affirmer, esquissant un timide sourire, "désormais, si ". "

# Posté le lundi 12 mai 2008 11:39

Modifié le samedi 28 juin 2008 13:49

The apemen, the bride and the butterfly.

The apemen, the bride and the butterfly.
" Et que mon intempérance de langage vous choque ", lança-t-elle impétueuse.
Chronique d'une dés½uvrée bretonne - final et appendice.

Bien. Puisqu'il me faut écrire, est-ce du moins le message martelé par quelques excités littéraires de ma plus proche famille qui veilleront à ne pas se reconnaitre, j'écris mais qu'on se le dise (et que certains fats talentueux y reconnaissent une formule littéraire dont ils font bon usage) je n'ai rien à dire. Et puisqu'il faut jouer au littérateur, s'accommodant des lieux communs les plus infâmes, et essaimant sa plume acerbe sur quelques contentieux topics, (d'un ennui à pendre un Montaigu au bras d'une Capulet avec un peu d'avance et rendre une pucelle libertine) je le ferais mais qu'on se le dise, je n'en ai aucune envie et tiens à faire savoir à ceux qui, comme Anne, L'âme faible et leur prédécesseurs, sont convaincus qu'on bon écrivaillon se doit d'honorer chaque nouvelle aurore en y apposant sa goutte d'encre que mon envie d'écrire, jadis si mugissante, s'amenuise. (et tant que cela ne sera pas sans plaire à certains, il faudra donc y pallier promptement). Sans quoi certains mauvais littérateurs se sentiront pousser des plumes d'écrivaillons à La Lampedusa, tout bienheureux qu'ils seront d'accoler scientifiquement les mots de leurs dictionnaires à la manière de leurs prédécesseurs, tout vaniteux qu'ils se proposeront d'être encore une fois froid, impétueux empêtrés dans leurs vastes sépulcres, à se souvenir d'eux même et de leur prose fissiles, quand leurs continuateurs sacraliseront leurs pères, tout plein qu'ils seront d'une aigreur respectueuse d'analyser les propos stériles de leurs séniles aïeux. A nous donc de nous réjouir, fourbes amateurs d'une bien mauvaise littérature, qui amoindrit l'image d'un art que certains rigoristes s'époumonent à nous clamer tout autre que surréaliste (ce qu'il doit être, martèlerons nous dans l'heureuse perspective de voir quelques hauts dignitaires fureter en ces lieux). A nous donc de nous réjouir puisque nous ne sauront que faire mieux que nos glabres prédécesseurs ! Mais m'accusera-t-on instamment de formalisme si je ne prends soin de préciser ici que ce texte n'est pas dénué d'humour, si sombre ce dernier soit-il, n'est-ce pas encore un crime, du moins m'a-t-il semblé, de railler ses semblables, pourtant si dissemblants, dans quelque ramassis prétendument fumeux. Que certains rigoristes frileux se rassurent, Voltaire, Swift et Scrutenaire sont bien morts et leurs faces gouailleuses ont sans doute appréciées ce frais et délicat contact avec la terre. (j'y pense, ne nous reste-t-il pas Desproges ?) A force de prêcher l'humour noir, finit on, sépulcrale et sublime, l'orifice nasal, droit et magistral, dans l'habitacle loué. Fut-ce -t-il. Eus-je assez nasillé dans vos oreilles de sourds ? C'est que je m'y perds moi même dans toutes ces singeries interjectionnelles. (que voulez vous, la langue française est somme tout assez pauvre sur le plan sémantique, dès lors le barbarisme peut être vu comme un bon subterfuge). Eus-je espéré fixé la discussion cyranéenne sur quelques autres topics susceptiblement readable, pour les quelques lecteurs néophytes recensés dernièrement dont un obscur trublion magnétique, fossoyeur de l'art et de l'ordre établit dont nous ne citerons pas le nom de peur d'être assimilé là encore à quelque formaliste par sa plus proche famille notamment, aimant à s'enquérir de la santé psychique de leur union cellulaire cacochyme en parcourant vaguement, non sans désintérêt, les conversations msn de leur fille. Y décelant la présence de dieu, non sans horreur pour certaines, un effrayant ravissement pour d'autre, (qu'il soit dit qu'ici nous référons à ce même géniteur, dont la force des convictions religieuses s'accommode étrangement à une nature larvaire) et tout cela sous l'oeil inspecteur d'un Dieu apocryphe (dans tout ce que ce terme a de plus religieux) fait d'air, d'airain et d'éthérées fabulations. Que Dieu préserve les membres de sa secte de dire de telles choses, et que tout s'achève " dans un subliminal fracas de tôles et d'acier. " et qu'un parfum testamentaire émane, odorant voluptueux, de cet ultime article.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 09:21

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 05:57

" La négation de toute logique littéraire implique que cet opus n'ai pas de titre."L .

 " La négation de toute logique littéraire implique que cet opus n'ai pas de titre."L .
" On sonne. C'est dieu, qui désire parler à kami . On sonne kami pour qu'elle se presse un peu, parce que c'est dieu quand même, et feigne un quelconque enthousiasme, en pourquoi pas, commençant par dévisser ses deux mâchoires. A l'arrière plan, on râle, c'est Calum E.T Jane qui -visiblement - n'a plus aucun respect pour le corps clérical animiste. On soupir aussi, c'est L . bien coutumière ces temps-ci des affres romantiques. kami et dieu discourent ensemble posément, tout en accompagnant leurs pensées respectives de grands gestes, soucieux d'apparaitre plus impériaux encore qui ne le sont déjà. Hormis eux mêmes (du moins est-ce à souhaiter qu'ils s'entendent parmis ce tohu bohu d'air et de sons aériens), nul ne sait ce qu'ils se disent, ce qui n'empêche (comme explique) qu'on payerait cher pour le savoir. A 'étage on palabre tandis qu'on discoure au premier. Au second, certains se perdent en conjectures, (bien qu'on ne se perdent croyez le, au contraire, on débat, syllogisme à l'envi jusqu'à en perdre haleine, s'affronte, s'accorde et graisse les violons d'ingres.) Puisque kami restera évasive et que dieu partira sans attendre, il se faudra sonner quelqu'un - un chien, un domestique- qu'importe, afin qu'il s'enquisse habilement auprès d'elle (sa majesté la reine du domaine d'Edinburg) du sujet contentieux duquel elle se sera entretenu avec dieu. (toujours bienvenu au domaine s'il parfait son maniérisme). Attendu qu'elle se refusera sûrement à notre jocrisse ménagère, (ne vous avais-je pas mis au courant qu' M. eut été embauché sans attendre après avoir ingénieusement manqué de se noyer à trois reprises, et ce malgré l'aide insistante de kami pour y parvenir ?) (Quand même la mort ne tiens pas à vous accueillir, c'est dire.) ; le dénouement de cette nouvelle affaire résidera une fois encore dans la force persuasive immanente à sa faible nature de Calum E.T Jane., (sorte d'hommasse invertie comme le suggèrent les périphrases nominatives). Celui-ci, tout aussi sagace qu'il avait l'air bennet, sentit poindre l'agacement au visage crispé de son épouse kami , qui avait cessé d'être toquée par la grâce divine il y a déjà longtemps; à ses manières apprêtées, ses gestes masculinement vigoureux et concis il sentit poindre l'exubérance de la révolte qui s'annonçait. kami s'enlisa bientôt dans une vague démonstration homérique, s'empourprant à vive allure et jetant ses binoculaires hors de vue dans un geste, peu créatif, d'apaisement.. L'oeil droite congénitalement glauque et l'air hagard, kami cherchaient ses interlocuteurs du regard. S'avançant vers Calum E.T Jane d'un pas mal assuré, elle prit soudainement l'apparence d'un chasse neige embourbé dans 50 cm de poudreuse prêt à quitter la route sous l'influence d'un moteur à essence qui, emporté par une folle ardeur se met à vous danser le charleston en plein week end pascal sur une route de campagne. (dans le soucis feint de garder une certaine cohérence, nous dirons que ce nouvel opus n'est pas si jeune qu'il en a l'air.) kami paraissait donc soucieuse. Et sa crispation ne faisait que croitre à mesure qu' L . et Calum E.T Jane la suivaient avec le même religieux silence que les condamnés à la pénitence, désireux de s'absoudre bien vite pour que leur repentance fusse suffisamment sincère pour prétendre à l'abnégation. (et par la même, pour être jugée recevable). "n'avez vous rien à déclarer, chère ?" s'exclama Calum , pompeux tout comme le diplomate qui sommeillait en lui savait l'être. kami se retourna et non sans outrecuidance, lui offrit son sourire le plus travaillé. Mesquine et cordiale, elle se retourna à nouveau après un long silence décrétant qu'il était inconcevable qu'Arthur revienne s'installer ici, au château. Jugeant utile de préciser que s'il advenait qu'il le fasse, elle se ferait un devoir comme une joie, toutefois contenue par correction féminine, (ce qui d'ailleurs, ne manqua-t-elle pas d'ajouter, faisait cruellement défaut à certains, ici) de lui dire tout le mal qu'elle pensait sur son compte, et l'infini soulagement que le fait de le maudire lui avait procuré. Et Calum E.T Jane de répondre, "J'affirme moi, bienheureux, que vous vous récuseriez ". "Ah cela non, répliqua kami dans un excès coutumier de rage adolescente. (ce qui n'empêchait qu'elle fut très convaincante, si convaincante d'ailleurs que Calum et sa cuistrerie n'y trouvèrent rien à redire.) (Dans le même temps, il est difficile de penser que Calum, tout en considérant sa verve syntaxique, ne s'en tint pas résolument au silence. Ce qui prétendument était le cas, de son propre aveu personnel, qu'il considérait tout autre que personnel d'ailleurs mais enfin, nous tacherons de ne pas nous fourvoyer en détails inutiles, d'autres avant nous, cuistres Siciliens ayant déjà eu à coeur de mener à bien une telle entreprise). " S'il y a une chose qui m'indispose par dessus tout, c'est que l'on fasse peu de cas de mon avis, cher, et il me semble (kami s'avérait bien prudente) que c'est ce à quoi vous vous livrez en cet instant"
- Cela étant dit, déduisez en que votre insolence m'est fort déplaisante, (voici Calum E.T Jane anticipant les dires de sa femme et s'accablant lui même) tout comme peut l'être le fait d'être volontairement tenu dans l'ignorance quand à une question aussi crucial que le prochain retour d'Arthur à nos côtés. (Calum lui, jugeait peu utile de s'en tenir aux convenances d'usage, oubliant pour un temps, quelques utiles précautions langagières).
- "Si retour il y a," l'interrompit kami , avec une maitrise si parfaite que Calum, qui y perçu quelque retenue d'ordre pontificale, cru l'espace d'un instant voir quelque mandataire divin, bien qu'il ne fusse pédéraste, se dresser devant lui. "Ce contre quoi il est naturel, que je lutte obséquieusement. Et ce pour la simple et défendable raison que je ne veux de ce gueux chez moi.
- Hum. Chez nous, " s'affaira de répliquer Calum, bien plus attentif aux dires des autres en ce jour qu'il ne semblait l'être d'ordinaire. " Je pense qu'il n'est rien qui ne puisse être pardonné, moi ". Cette dernière réplique édifia kami , qui jugea sain de ne point répondre avant d'ajouter, le sourire au lèvres :" dieu pense comme vous. Et au mot près. " Et Calum E.T Jane de sourire, si heureux qu'il était de retrouver bientôt son fidèle compagnon, de jeu et de folles aventures, tel un Bendico plein d'emphase, tout frétillant à l'idée de retrouver Tancrède, son bienheureux et engageant maitre. Puis à kami de répondre, bien moins engageante " J'ai peur qu'il y ai méprise, cher. Car si vous semblez vous réjouir à l'idée de faire entrer ce gueux chez nous, il n'est en revanche point dans mes intentions de le faire, passant ainsi bien facilement sur les offenses -nombreuses- qu'il nous a faites, à nous personnellement ainsi qu'à L . , ainsi qu'à tous en épousant cette gueuse." De là, kami se cru obliger de rappeler toute l'histoire : L'appel désespéré d' Arthur tôt dans la nuit, ses menaces vagabondes et ses manières badines d'olibrius maussade, au bord de l'abattement, qui tout en vous hurlant son désespoir, fait ipso facto sourire son interlocuteur.La thématique Artienne avait dès lors subrepticement divisé les membres du domaine, Calum, tout commeL . n'ayant jamais véritablement accepté l'éviction de leur objet fétiche, sans toutefois faire preuve d'une quelconque hardiesse pour le défendre. L . s'était enfuie loin des péroraisons respectives de ses pairs. Recroquevillée dans l'arrière cour, ses mains glissant le long de ses tempes, pressaient fermement les anfractuosités cutanées sur lesquels ils glissaient. D'une paleur catacombe, L . gémissait au milieu du silence qu'elle ne parvenait à percer de sa voix écailleuse. Le teint plus hâve encore que ce que ce terme autorise cernait ses yeux d'auréoles sombres. Délirante éveillée, celle-ci titubait prestement, ordonnant à son corps souffreteux, guidé par quelque nécessité organique, d'obéir, ainsi que quelques méphitiques tribulations toilettaires puissent se substituer rapidement au Délirium Garden qui agitait ses membres. S'appuyant alors sur ce qu'elle prit pour un vulgaire euphorbe, L . tomba stupéfaite (satisfaite) sur dieu qui après s'être enquis de sa santé velléitaire, l'apporta au salon, glissant avec délicatesse ses bras à hauteur de ses reins pour la soutenir dans les derniers mètres de sa marche funèbre. Telle une naufragée soutenue hors de l'eau par le seul mouvement du vent , l'ombre mouvante de L . s'affaissa sur le premier divan à mesure que dieu s'en dégagea avec sollicitude. Puis un vague mouvement d'air perça les murs du salon (ce n'était pas L . bien sur) mais l'aéronef qui venait à l'instant de se poser dans la cour principale, tout juste sonné par un Calum E.T Jane, observant dieu se dessaisir de L. avec une grâce divine et intercaler un coussin sous sa tête, avec un soin jaloux. (le bougre découvrait d'ailleurs gaiement ses zygomatiques, tandis qu'L . apportait un intérêt obséquieux à l'orthographe de cette phrase). "

# Posté le jeudi 24 avril 2008 08:44

Modifié le jeudi 24 avril 2008 10:13

"You get a lot of artists here" - [Chronique part 7, peut être ] [ARTICLE ]

"You get a lot of artists here" - [Chronique part 7, peut être ] [ARTICLE ]
" Douma. Tel fut l'unique dissyllabique, pensé comme suffisamment court pour faire disparaitre tout éventuelle sensation de lourdeur syntaxique dans l'esprit du lecteur, qui vint subitement à l'esprit embrumé de L. Bien décidée à en finir avec les étiquettes, cette dernière usait désormais d'énigmatiques réponses lapidaires, telle une veuve afghane éplorée (car chacun sait que les femmes afghanes ont un formidable bagout, une fois leurs époux dans la tombe), nouvellement décidée à enfin s'enfermer dans un digne silence. Oppressant silence duquel ne ressortait qu'une angoisse névrotique, celle d'une Fatwua lançée contre L. & ses pensées intérieures, (destinées d'ailleurs à ne pas être sorties de leur contexte, sans quoi elles ne veulent plus rien dire), par quelque odieux fondamentaliste chrétien défenseur de la cause islamiste, lorsque elle s'efforce de ne pas faire de victimes en grand nombre. Puis, bien qu'il fusse douteux qu' L. et son agnosticisme fussent bientôt pris en otage par une guérilla formaliste, attachée au respect des droits de la femme en Afghanistan et dans quelque autre lointaine contrée démocratique, L. , tant par acuité que par fourberie occidentale, se signa bien vite avant de se reprendre, prétextant que d'ailleurs libre était à chacun d'interpréter ces dires d'une rudesse objective exemplaire tel qu' L. le voulait, c'est à dire, avec indulgence, distance et modération. Parlons donc de l'ex bloc soviétique et de ses veuves éplorées (car chacun sait que les femmes soviétiques ont un formidable bagout, une fois leur époux aux mains rigoristes du KGB). Qui plus était ces dernières et leurs époux morts dans la tombe n'iraient pas se plaindre, les formalistes soviétiques crédités de quelques 1.2 % aux dernières élections, se faisant plutôt rare de nos jours. Enfin. L. avait donc décidé de s'en tenir à un laconique silence, nul ne savait trop en l'honneur de quoi, de qui, ou de quelque autre nouvelle lubie juvénile car après tout nul axiome à la taciturnité adolescente n'ayant communément émergé des ères céphaliques respectives de kami et Calum .ET Jane, nulle litanie méprisablement populaire ne pouvait donc être écartée. L. rendue impénétrable de part le parapet protecteur qui s'était formé autour d'elle tel un bouclier d'acier, perméable aux seuls appels de la boustifaille, lorsque celle-ci est végétarienne / certifiée biologique & issue du commerce équitable (c'est dire l'idéalisme de cette dernière -) survolait indifférente l'oralité verbeuse de ses pairs (- dans un monde où même le modèle de la république populaire (égalitaire et démocratique) ,située quelque part en Asie Orientale, fait son marché au rythme du dollar ). Résistant ainsi aux agressions - nombreuses et répétées - de son épouse kami, L. se muait en une carpe maoïste, s'enfermant dans un silence qui somme toute n'inquiétait personne (n'étant pas un frein majeur aux relations lubriques) , mais entravait sérieusement les relations entre personnes, susceptiblement nécessaire à toute relation maritale. (l'amour oh l'amour "ne pouvant se résumer à quelque positions primaires de culbutes chinoises et autres lazzis tibétaines, mais devant fermenter (oui, tel est le mot exact) en une aménité profonde et respective, teintée d'intérêt et de respect mutuels." Tels étaient les dires circonstanciels de Calum E.T Jane en ce jour, -(dires d'ailleurs contraires à ses vues intrinsèques) susceptibles - comme chacune le savait - de changer au vues des circonstances. Résolument égocentrique, L. avait entrepris un long travail de replis sur elle-même, prétextant une retenue naturelle ainsi qu'une circonspection naissance. Blessée dans son orgueil de femme célibataire, (ouvertement nubile) (serait-L. d'ailleurs potentiellement victime de quelque couple pervers médiatiquement visible, si l'humour noir nous autorisait à dire de telles choses, sans crainte du lynchage populaire). Suggestion à part, cette dernière noyait son désespoir et ses dents calcifiées dans son mare de café quotidien, Confiant bientôt à son thermos qu'il est son seul ami et qu'elle l'aimera toujours. En réalité (car à défaut d'être sincère, L. se devait d'être franche), portant un regard objectif sur sa condition bourgeoise (car quoiqu'on en dise les châtelains britanniques sont d'authentiques snobinards, so broke are they), L. se voyait misérable et culpabilisait même de détenir secrètement 40¤ dans son coffre baroque, pensant aux réfugiés Yougoslaves affluant d'europe orientale en grand nombre en cette sombre époque où mêmes les tentatives les plus hardies de survies volontaires (parce que frigorifiques les convois quand même !) étaient alors considérés comme entrée illégale sur le territoire. Triste époque, abstraction faite des avantages fiscaux dont bénéficiait la caste supérieure, mais enfin fort heureusement mes parents clairvoyants sont habiles/riches et mon nom Fortuné. (Hum.) (qu'apprends-je, la Yougoslavie n'est plus ?). Au cul professoral de l'historien, qu'importe. Entre Serbe et Kosovard, mon coeur balance comme dirait l'autre. Le Kosovo est serbe ? Hum. Dans ce cas, je me marierai avec dieu, qu'importe qu'il ne soit pas d'accord. Miséricorde ! si même dieu et son allure de Chabal rechigne aux plaisirs de la chaire, je rentre dans les ordres moi aussi. Emmurée dans ses turpitudes intérieures, L. songeait à kami qui, pensant à L. se demandait si cette dernière n'était désormais pas bassement in love, tout comme l'était Calum E.T Jane depuis maintenant une semaine, 2 jours, 5 heures et 75 secondes. Ressortait d'ailleurs de cet amour une mièvrerie fugace, une allure de pédale qui s'assume, cigarette au bec, rose à lèvres douteusement naturel et ongles carmins sentant la naphtaline. (Le rouge domine ? Plaigniez vous en kami, c'est un des nombreux coloris qu'elle et son amour d'un monde monochrome abhorrent ). Calum, revenons en à lui, passait un temps fou à jouer la pétroleuse. Et pensez vous, il excellait comme dans toute chose pour lesquelles les êtres ont un penchant naturel. Que voulez vous, nul ne nait homme pour rien. "

# Posté le samedi 12 avril 2008 15:31

Modifié le dimanche 13 avril 2008 17:11