Saphisme est un bien grand mot mais ma fois, ce John sapide m'a tapé dans l'oeil. [ARTICLE XXXXIV]

Saphisme est un bien grand mot mais ma fois, ce John sapide m'a tapé dans l'oeil. [ARTICLE XXXXIV]

Monsieur le Juge, humble garant des libers-individuelles * ,


* Selon les philosophes modernes, la loi
doit être présentée aux élèves comme la
seule garante de l'autorité au sein de l'État,
chargée de brimer garantir les libertés________
fondamentales de chaque individu _____________

Aujourd'hui fut une -bonne- journée. Placés sous les divins hospices, mes pieds enquilosés parvinrent, non sans mal, à souffrir de l'épreuve physique, imposée par l'éducation. Les équimoses de mes genoux tuméfiés étendent désormais leur influence jusqu' aux sommets de mes guiboles - grasses et poilues - Quand à ma pompe vitale, jugée impénétrable par de nombreux experts sentimentaux, pour la plupart célibataires; celle ci a cru bon d'exploser en pleine évaluation. Partout dans la salle, la mélodie greasante résonne et mes tympans serviles l'écoutent. Répondant à l'appel séduisant de la gravité, je décharge ma masse corporelle d'un semblant d'équilibre tel un volatile pantelant tout juste mazouté glissant lourdement sur le sol. Les orbites de mes congénaires, songeurs eux aussi, et miséricordieux conversent vers moi à une allure folle tels de désolants félons, irrésolus à exposer leurs doutes. Un rictus songeur, qui de toute évidence ne se voulait pas discret, m'informe que j'ai une tête de folle. Et puis, peut-être est-ce l'arrivée soudaine de John dans mon champ de vision binoculaire, l'effet aphrodisiaque de la veste en cuir, masculinement posée sur l'épaule ou bien cette démarche travoltienne assurée, mais la pompe, sous pression depuis peu, explose intrinsèquement. L'ère faciale carminée, obstruée par la confusion sentimentale, je tends discrètement l'oreille par soucis d'ingérence dans les affaires externes, soucieuse que ce nouvel épanchement, si grotesque soit-il, ne soit pas démasqué. En piste, John se trémousse et ne fait rien pour attirer mon regard, au pis tourne la tête, au mieux soutient une multitude de regards éteints, fatigués par l'effort. Deux yeux brillants percent au travers de l'assemblée carnavalesque. Puis forte d'interpréter les évidences, je me dis qu'il est clair que l'androgyne apollinienne & sa veste en cuir m'ont sacrément tapées dans l'oeil.

# Posté le jeudi 07 février 2008 15:07

Modifié le vendredi 08 février 2008 16:50

you are my Cottonflower, sing this song for you to sing when I'm gone [ARTICLE XXXXIV]

you are my Cottonflower, sing this song for you to sing when I'm gone   [ARTICLE XXXXIV]

[MISE EN GARDE* ]

" Je crois (suis)
présomptueusement
(persuadée) qu'il
me reste des
choses à dire "

Baignant dans l'ombre de la nuit tombée, les deux corps inertes sont allongés sur le lit, exsangues, plein d'un amour éperdu que tout deux savent coupables. Les gouttes de sueur perlant sur son front témoignent de l'amour tout juste fait, de la passion folle et déraisonnée se bornant à laisser aux corps le pouvoir de l'envie, si amorale soit-elle. Chacun d'eux ignorent tout de l'autre, ne pensant à rien d'autre qu'à la satisfaction coupable de cette envie née la veille, au détour d'une rue fréquentée d'un quartier étudiant. Lui pose sa main sur son front,lui basculant légèrement la tête en arrière, elle ne se borne qu'à observer le spectacle de ces deux corps nus qui s'enlacent. Ce sont des gens ordinaires, acteurs et spectateurs d'un amour fantasque bien qu'interdit, amour que l'union maritale n'avait pu satisfaire pour elle, et que lui n'a jamais connu. Lui est encore jeune et s'avère amoureusement pugnace dans l'amour qu'il livre à sa belle. Le lecteur sera sans doute amené à croire que cette dernière s'est laissé faire, ne cherchant pas à lutter contre les sentiments amoureux et fugaces de cette nuit là, et il se trompera, ignorant que l'amour marital ne peut, dans certains cas, contraindre les sentiments au silence. Le lecteur se bornera d'ailleurs à condamner l'amour, fugitif insolent qui rejette sciemment toute forme de morale et n'obéit qu'aux sens, tout au long du récit. Lui sort satisfait de cette nuit d'amour. purgé pour une grande partie, de ses fantasmes adolescents, seuls ses désirs les plus fous n'ayant été accepté par sa belle, ne pouvant se faire plus masculine pour satisfaire son homme. Tous deux sont satisfaits du temps passé ensemble, sortant quasi saoul, et titubant pour lui, de cet amour - violence. Mais au matin déjà, tirés de leur trêve amoureuse et non du sommeil, les corps, qui ont beau être nus, sont étrangers, lui apprécie et elle, reste placide à l'issue de la nuit d'amour, pourtant satisfaisante qui s'achève. Son regard vide se pose sur les mains de son homme, que déjà elle rejettent, soudain lassée des caresses enfantines de son éphèbe qui l'effleurent plus qu'ils ne la touchent, et même si la sensualité est une chose agréable, affaiblissant les corps déjà épuisés par la violence de l'amour physique, elle la rejette sciemment, épouse fidèle que les caresses tendres de son mari comblent déjà. Nos deux protagonistes taisant désormais ce qui les unit, l'amour accomplit, la passion qui la veille, a tant fait remuer les corps se tait. C'est désormais aux esprits d'être chamboulés, dérangés dans leurs morales bourgeoises. Le désir impudent à déjà succombé à l'amour, sage et raisonné. C'est cet amour détestable qu'elle rejette, consciente qu'il ne mène à rien d'autre qu'à l'ennui, qu'à la monotonie d'une vie ennuyeuse dans laquelle elle voit, non sans désolation, se plaire sa vie d'épouse rangée. Inconsciente des réalités environnantes, néanmoins sensible aux gestes tendres de son jeune amant, elle tente d'établir une équivalence probante, qui puisse la satisfaire entre dix heures d'un émoi délictueux et la nuit d'amour qui vient de s'achever. L'amour, le plus sincère et le plus véritable lui semble être l'amour volatile, celui fugitif et par la même insaisissable, qui, n'existant que dans l'instant, déjà agonise lorsqu'on le réalise, celui qui déjà semble subrepticement s'évanouir au sein des corps et dépossède les individus d'eux mêmes dans l'acte qu'ils en font. Ainsi lui apparaissent les choses dans la moiteur étouffante de cette chambre aux volets clos, clos comme pour taire aux yeux du monde l'amour coupable qu'elle porte au corps nu juvénilement étendu à coté du sien. Peu importe ce que les autres décideront d'en dire, cette femme se sait fidèle, vertueuse peut être pas malgré le double rôle de mère-épouse qu'on lui assujetti, mais fidèle oui. Il faudrait en somme qu'elle décide de quitter son mari pour un autre, disons pour ce jeune corps, étendu près d'elle pour ne plus l'être. La sincérité la plus véritable, ne pouvant se résumer qu'à une présence, du moins dans son esprit de femme physiquement infidèle, rendue séduisante par la maturité. Mon corps est libre et donc susceptible d'être offert à quiconque le veut et à quiconque ce dernier décide de s'offrir. Qu'est-ce donc que le monde appelle "être infidèle" ? Résister à l'amour, en tant qu'acte physique, ne conduit-il inéluctablement pas à songer à ce que cet amour interdit pourrait être ? Elle imaginait alors les quelques esprits les plus prudes de son entourage cherchant délibérément à abstraire leur morale bourgeoise de leur corps, rendus purs de par la confession, méphitiques de part le désir extra conjugal; tentant d'enrayer, non sans déconvenue, le désir charnel agitant la moitié inférieure de l'enveloppe corporelle humaine. Désormais elle se lève, fatiguée par son soliloque interne, qui n'a de toute évidence pas contribué à faire avancer les choses. Les traits de son visage, lissés par l'amour nuptial, apparaissant enfin aux yeux du jeune homme sous la clarté artificielle de la lampe halogène. Elle s'habille avec une étonnante lenteur, flattée du regard avide et omniscient que porte le corps encore couché sur le sien et puis elle sourit. Non pas timidement comme le lecteur sentimental l'aurait présagé, persuadé que l'amour ne puisse se réduire qu'à la théorie simple de l'alternance du désir et de la pudeur. Elle ne sourit ni timidement, ni farouchement, ni d'une quelconque autre façon particulière, mais se contente seulement de sourire, souhaitant ainsi plaire une ultime fois à l'amant qu'elle quitte, sans doute aussi lui signifiant qu'elle ne regrette rien ; puis, couvrant ses épaules nues du châle opalin qu'il s'était empressé la veille au soir, de défaire; retourne à son rôle d'épouse et de mère fidèle, quittant la chambre du vice accomplit pour sa vaste résidence de bourgeoise, bien peu vertueuse au regard des circonstances, mais fidèle, malgré tout, à l'époux qu'elle rejoint. L'homme - objet reste étendu sur le lit, soucieux qu'en amour, le désir charnel soit si déliquescent. "La voici qui s'achève, put-elle l'entendre dire posément à travers la porte, "la plus belle et infructueuse connerie de ma vie." Les lecteurs frustrés par l'absence de morale religieuse apprendront qu'elles eu beaucoup d'amants, que les maitresses du corps nu, qui ne le fut pas toujours, se comptèrent par dizaines et qu'à chaque fois, envisager l'inaltérabilité des sentiments amoureux avaient beau les rendre heureux, elle les faisaient sourire. Fidèles à leurs principes, l'infidélité les fit se rencontrer à nouveau. Elle avait vieilli, lui aussi. L'amour n'en était que plus beau, plus fou.


[ * L'auteur tenant à mettre ses fidèles lecteurs en garde contre un éventuel protectorat littéraire de l'extrait ci-dessus]
[Quand aux lecteurs, ils sont conviés au silence, quant à l'inutilité de la mesure en question.]
[Enfin, l'auteur tenait à vous mettre au courant de la faible mais relative, amélioration de son état mental ]
(désespéremment stationnaire aux dire du corps médical)

# Posté le dimanche 03 février 2008 09:11

Modifié le dimanche 03 février 2008 14:09

Seems to be snowin' today : big fest at the Olympe. [ARTICLE XXXXIII]

Seems to be snowin' today : big fest at the Olympe. [ARTICLE XXXXIII]

Un jour de congé estival, passé au bassin aquatique de Périgny, modeste village de Charente où l'été, aller au bassin aquatique est une des meilleures choses à faire ; une folle furieuse de 3 ans mon année et dont le nom m'est resté inconnu se mit en tête de faire une nouvelle victime, si possible innocente, que sa masse corporelle éléphantesque lui permettrait d'écraser sans complexes dans ce bassin céruléen d'eau clair, dégagé de toute vague nuageuse. Parce que j'avais refusé de lui céder le passage à l'entrée du bassin – sans doute par peur qu'elle s'y noie-, celle qui avait l'ambition d'être un tremblement de terre maritime à elle seul ; grotesque éléphant de mer bikinisé pour l'occasion, s'enquit vigoureusement de l'ondoyante crinière, occupée à innocemment virevolter à la surface de l'eau qui ; rendue brune par le bassin chloré, douloureuse par les circonstances, ne pouvait prévoir l'imminence du danger capillaire. La voici qui, tirant de toutes ces forces, peine à noyer le poisson qu'elle ne connait même pas. Tirant, poussant, vociférant, voici cette folle furieuse, mi animal –mi démon exerçant la pression suffisante à maintenir la tête du poisson sous l'eau, ses ongles crochus et mal vernis arrachant les squames de mon crâne. L'inconnue-éléphant (ou ne serait-ce l'inverse) dont je ne connais pas le nom aurait pu s'appeler Jeanne ou peut-être était-ce ELLE, dans sa plus tendre enfance ; (que vous apprendrez tant bien que mal à connaitre, si les nerfs- que l'on suppose solides - vous en disent) noyau dur à elle seule et figure légendaire des archives du service psychiatrique de Canson sur Baignou. Un jour de congé estival, frappée par la sauvagerie enfantine, non mécontente d'attaquer les corps quand elle ne peut s'en prendre aux esprits ; j'ai cessé de croire à la bonté universelle du genre humain avant l'âge de 7 ans, et l'incompréhension ayant raison d'un fond naturel –
jugé bon par nombre de psychiatres- considérés médiocres par nombre de confrères
-

Je suis devenue schizophrène.

Chronique d'une folle chez les Apparatchiks - Préambule
.

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 10:36

Modifié le mercredi 30 janvier 2008 12:27

[ARTICLE XXXXII]

[ARTICLE XXXXII]

Tous les écrivaillons roumains du XXème ne sont pas bon à lire
preuve en est - feu pinpin - dérouté de sa cible
éloigné du droit ch'min feu-pin-pin-feu
savait à quoi s'en t'nir Parmis nous
club sectaire qu'attendez vous
rejoignez nous !
point de dérive totalitaire
feu-l'indécis- feu l'incertain de net de clair et de précis
sauront vous combler les anciens déserteur pinpin fourbe
et grossier lapin te voici traitre pathogène
surpris ce matin même à lire ces inepties
sitôt découvert ton crime fut sitôt réprimé - te voilà pendu !
Traite - odieux menteur hérétique & fabulateur
dont les gouts littéraires turlupinant ton esprit dérangé
achevèrent de plonger ta jeune âme servile
encore non aguérie dans les vicieuses abimes
du culte de l'horreur et de l'absurdité Oubliant la décence et la géométrie
te voilà qui chavire me voici qui ricane
tombé aux mains de ce bas monde placide lapin déviationniste
te voici qui perd pied par tant d'obscénités tout pantelant que tu es
te voici qui t'enfonce dans la laideur immonde La médiocrité ayant raison de toi
creuse ta tombe cher pinpin prépare toi à mourir
audacieux gringalet adieu adieu
feu pinpin feu

D'en haut quand tu seras pendu ne t'avises pas de hurler
je t'avais pourtant mis en garde la voici qui te pend au nez
"mais je n'y entrave que dalle" ne cesses-tu de vociférer
cesse donc lapin impétueux cesse donc de t'époumoner
je t'avais pourtant mis en garde mais tu ne m'as pas écouté
désormais, de là haut pense- pense- y à ton Ionesco !





# Posté le samedi 12 janvier 2008 14:36

Modifié le vendredi 29 février 2008 10:07

Lorsque dans le demi-sommeil d'une fin de soirée, j'écoutais en boucle, le seul capable de convaincre une bonne vivante de passer à l'action, grand déçu d'une époque qui, jusqu'alors vous paraissait bénie [ARTICLE XXXVIII]

Lorsque dans le demi-sommeil d'une fin de soirée, j'écoutais en boucle, le seul capable de convaincre une bonne vivante de passer à l'action, grand déçu d'une époque qui, jusqu'alors vous paraissait bénie [ARTICLE XXXVIII]

# Posté le lundi 03 décembre 2007 16:42

Modifié le mercredi 12 décembre 2007 07:58