"Et c'est là (...) que j'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage ou j'avais été heureux. Alors j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il ny parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur."A.C [ARTICLE XXXVII]

"Et c'est là (...) que j'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage ou j'avais été heureux. Alors j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il ny parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur."A.C [ARTICLE XXXVII]
I was sitting in the dark.
At the lights of memories -
They were waitin' for avengin'.

Things went wrong.
He won't be cried.

It was twenty years ago today ...
or it may have never occured.
but this time, Time had obviously
not managed to weaken
my desire. No one knew.
One day, he appeared
to me like someone appealing.

Once more, it went awry.


While I was stooding there, I noticed him. He was so alone as I and stared at me as if I had just done something wrong. "Is there something amiss ?" I asked in turn. No answer came. He sticked to an confusing silence. Didn't know what would have been the best thing to do, I did the same. Meanwhile, I noticed his nose was bleeding and that he hardly walked. I did not ask him was had occured considering it as useless. I must have though he wouldn't have answered me sincerely. Obvioulsy, he must have just be beaten up by high school's teens but who and above all why ? He was shaking and I heard sebresso in his voice that made me think he was crying. His lips softly moved as if he tried to tell me something. After having hesitated, here is what he said : "Who do you think I am ?" with a voice so jerky that I had trouble understanding it. As I didn't answer, I heard him repeating the same question but this time, on a different tone. He seemed to get annoy. The plaintive voice that had previously moved me gave way to a kind of nervousness.. "You did not answer" he insisted. What could have I answer ? Qui aurait cru bon d'enfoncer le clou ? Pouvais-je résolument lui dire ce que j'avais pensé de lui pendant ces 5 dernières années ?
C'est que...
******* **** *** **


- go on, tells what you're thinkin' at.
* Say something but put an end to that silence.
* That's unbearable
.
- You know what I have always thought.
- So speak. What does restrain you from tellin' me what's yo..."
* I interrupted him. This time, this wasn't silence but to hear him that I couldn't bear.
- You're deeply nasty", I hurled, turning toward him at the same time.
* The eyes full of tears, I carried on.
- Viscerally.

Le sombre souvenir d'une agression homophobe non élucidée me revint. Je me mis à parler. Ce soir là, un garçon de 20 ans était mort, passé à tabac et dont le seul crime avait été d'afficher la veille son homosexualité aux abords du lycée. L'agression avait eu lieu en pleine rue. Néanmoins, faute de témoignages concordants, l'affaire avait été classée et personne n'en avait plus parlé. Le même jour, on faisait cas d'une recrudécence des vols à l'arraché en première page du journal local après le vol du sac à main d'une vieille peu après 17 h. Quand à l'hebdomadaire du samedi suivant, on pouvais y apprendre what's worrying America, tout cela sur fond de tirages de tif's. Mais on n'y parlais pas de Joshua, battu mortellement par une bande d'enragés pour avoir affiché sa différence. Evan était parmis eux. Joshua et moi avions fait connaissance 2 mois auparavant à la première d'un film allemand sur la Stasi dont on parlait beaucoup. Das Leben der Anderen. Il ne m'était pas vraiment proche mais assez pour dire que je ne m'étais jamais remise de sa mort. Cela faisait 5 ans désormais et dans l'obscurité, Evan et moi affrontions chacun nos vieux démons. Il faisait face à son passé tandis que je lui faisais face dans un silence mortuaire. Malgré sa douleur, celui-ci trouva la force de me dire cette insipidité : "I know I hurted you mainy times but I do regret you know." Alors qu'il me suppliait de ne pas le laisser tomber et s'adressait à moi avec toute l'élégie de la poésie d'un condamné, je remarqua qu'un liquide rouge s'écoulait de sa jambe. J'éclatais en sanglots et sourit nerveusement. For the second time now, I witnessed the ordinary violence, about whom no one never spoke, celle même qui comme dans ce cas précis, marquait au fer rougeles individus. Joshua died when he was 20, Evan. was 25 today. La justice passé, le sang continuait de s'écouler sur le sol. I left the room, impassive, leavin' him, abandonné à son triste mais prévisible sort, qui allait et venait en titubant. S'imprimait dans mon esprit la trace indélébile d'une justice tardive. Alors que Evan gémissait violemment à mesure que la douleur s'intensifiait, je l'observais de loin. Et tandis qu'il essayais péniblement de marcher, je ne pus m'empêcher de penser avec satisfaction que justice avait été rendue.


**** **** **** ** **** *

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 11:53

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 10:15

En réaction à l'article malvenu d'une amie qui, alors que le sommeil pointait, ralluma la flamme instinctive de l'esprit fumeux qui sommeillait en moi. [ARTICLE XXXVII]

En réaction à l'article malvenu d'une amie qui, alors que le sommeil pointait, ralluma la flamme instinctive de l'esprit fumeux qui sommeillait en moi. [ARTICLE XXXVII]
Les heures tardives ne jouent pas que des mauvais tours. Syntaxiquement il est vrai, et après ? A qui irez vous faire croire que les plus belles proses ont été écrites au pied levé, dans les acres confins d'une paroi buccale, qui vous joue bon pied bon oeil une symphonie grande pompe sur air de castagnettes, magnifiée par de splendides éructations gastriques dès 5h40 du matin ? Allez donc lui dire que Cohen a écrit Belle du Seigneur les amygdales imprimées d'un poétique motif glaireux aux délicates effluves de rat crevé (...) Mais enfin, nous ne sommes pas là pour parler de ça précisément. D'ailleurs, sommes nous ici pour parler d'une quelque chose en particulier ? Oui - da my dear ! C'est que tandis que vous vous gaussiez du 19 fraichement décroché en Anglish, l'idée à fait son chemin. Non que je ne vous écoutais pas. Aurais-je seulement l'audace ou la bêtise de ne pas écouter celui qui sait si bien faire résonner chez moi toutes les sonorités de la langues françaises ? (y compris les plus inattendues ? ) Faites comme L , dites vous bien que non. C'est que je réfléchissais monsieur, à un futur problème complexe du genre existentialiste comme nous en verrons ( oh joie) beaucoup (soupir) en cette année cabriolesque de réjouissances pré-bac pour ceux déterminés à ne pas faire une année supplémentaire dans leur lycée scabreux.



C'est que tandis que les cours de littérature ne ressemblant pas à grand chose, noyés dans l'inquiétante masse de documents comin' web, un vibrant débat dualiste comme on en fait peu dans l'éducation nationale, rallume en vous la flamme d'une vie you thought over, vous faites bien peu cas de ce qui vous entoure, préférant vous concentrer sur LA question que tout le monde se pose en cette fin de demi- journée, à savoir vous sentez vous libre ou déterminé ?
Bien

[ne cherchez pas, il n'y a pas de texte caché]
[quoique...sait-on jamais, certains sont assez cons/ machiavéliques pour remplir les blancs typographiques. Vous tacherez de ne pas prendre cette remarque désobligeantes pour vous]



Ce choix cornélien éveille mon esprit en une heure si tardive en cette timide ébauche aubade de début de semaine et me rappelle vaguement un débat littéraire où mon mérite aura été de ne pas me cacher derrière la vacuité d'une conception de la destinée libératoire qui ne veut plus rien dire aujourd'hui, car dépouillé d'un banal sens commun qui pour une fois, m'agace. Pourquoi considérer à tort que l'on est libre de conditionner un destin qui par définition ne l'est pas ? Ce n'est pas moi, c'est Robert qui le dit (...) Mais au dela de ces considérations formelles d'universitaires mal rasés, (les clichés n'ont pas que des mauvais cotés, ils aboutissent à de subtiles alliances sonores), pourquoi systématiquement tomber dans le cliché manichéen de l'être qui se sent libre et de la destinée asservissante qui l'enferme dans un système de vie et de pensée qu'il rejette ? La destinée n'apparait oppressante que pour ceux qui ont l'illusion d'être libre. quant aux autres, c'est à dire ceux qui n'ont pas la prétention de l'être, ils sont complètement hors du débat puisqu'ils 'affirme soit libres (ce qui est faux, on ne l'est jamais complètement), soit asservit, prisonniers d'une destinée qui les étouffe, ce qui est faux également puisque c'est à force de se contraindre ainsi que l'on finit par subir une destinée qui au départ n'était pas spécialement écrite pour nous, dirons nous cyniquement (...)Mais là encore, nous nous écartons du débat puisque le terme de départ était déterminé et qu'une subtile nuance existe parait-il entre...[mais nous ne rentrerons pas dans ces considérations mineures de second plan]. Si je me sens libre ? [mes efforts sont fulgurants, me voilà, me surprenant à parler à la première personne...c'est que hum....serais-je mortelle finalement ?] ou déterminée ? Aucun. Les deux. Je ne sais. D'ailleurs je parlotte, je vagabonde, je soliloque mais je me cache derrière les mots car en toute franchise je ne sais ce qui me retient de coller une calotte mémorable à l'hyperglycémique givré [les jeux de mots douteux émanant du subconscient en ce tout début de semaine trouverons leur place à ce niveau de la réflexion] qui est à l'origine de cette interrogation fort intéressante de type existentialiste. Diderot, oui. Désormais je sais : he's dead. Je m'estime suffisamment libre pour me prétendre déterminée. Suffisamment déterminée pour m'estimer libre. Cela ne veut rien dire ? En effet. Votre éblouissante perspicacité éclaire les méandres les plus sombres de ma pensée marécageuses ce soir...Vous avez raison. Cela ne veut rien dire et qui plus est, je suis ravie de vous dire que m'entrainer à donner un sens à ce qui n'en a pas m'amuse prodigieusement ce soir. Curieux. Pas vraiment. Vous n'avez jamais vraiment doutez de mon étrangeté. Intellectuelle baroque, rétro, prétendue littéraire saugrenue et lycéenne mal orientée. Banale. Les tordus courent les rues et les fins de mois sont difficiles. La prochaine fois quand vous sortez, avertissez moi de vos fréquentations, histoire que je me change, pour changer tiens ! Je me sens déterminée comme si quelque chose était écrit là haut, prenez cela de la part d'une pseudo athée qui prie tous les soirs, mains jointes et pieds serrés. Néanmoins, je ne m'empêche nullement de vivre, de prendre pleinement mes décisions en toute liberté sans m'astreindre à une quelconque haute autorité. Je me pense donc déterminée comme si chacun des choix que j'ai eu à faire jusqu'à présent m'avait conduit à la vie que je mène aujourd'hui. L'image d'un chemin sinueux qui mène à un nombre indéfinissable de sorties potentielles : nationale, gazon, ruisseau, départementale, autoroute, je formule juste ce voeux de ne pas me retrouver jeter sur la chaussée par ce temps, otage ou victime d'une nébuleuse gréviste. C'est une belle fin remarquez. Mais pour un peu que le drapeau syndicaliste rouge ne me revienne pas (...) Je pense être illusoirement libre en ce qui concerne ma destinée dépassée par une notion complexe qu'aucun d'entre nous ne maitrise vraiment. Dans tous les cas, j'ose espérer que dans cette société ou les droits continuent de faire gracieusement office de libertés, société libératoire et libertaire libéralisée par la libéralité d'un ultra libéralisme madin' us j'ai encore le droit d'être libre de me sentir déterminée !

Non que l'esprit lui sied mal.
Chacun trouve chaussure à son pied
C'est qu'elle en fait si mauvais usage
qu'il en devient délassant.
Pour L du moins.
Cela dit [ne prenez pas ça pour vous
cette exemple est figuratif]

chaussant du 47,
tout le problème reste entier (...)
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# Posté le dimanche 25 novembre 2007 19:18

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 15:47

"Je vois en vous lisant que vous tenez bien votre rôle de Père moderne. George V baignait ses enfants. Pas la reine Mary. Bien amicalement, et voeux de succès fou" B.J [ΛЯTICŁΣ XXXV]

"Je vois en vous lisant que vous tenez bien votre rôle de Père moderne. George V baignait ses enfants. Pas la reine Mary. Bien amicalement, et voeux de succès fou" B.J [ΛЯTICŁΣ XXXV]
C'est après une transe sur les
rιтα мιтѕυĸo, après des relents de croques monsieur où le parmesan avait remplacé le fromage rapé, que je me décide à écrire. Faire jaillir un flux d'idées incohérents et bancales qui jonchent les bas-fonds de mon esprit d'ado pubaire. Que puis-je faire pour contrer un esprit fumeux ? Puis-je aller à l'encontre de ma nature ? moi qui n'est jamais fumé. Cet esprit bancal me sied mal selon vous. Que valent les causes à effets ? Vous savez comme moi qu'elles ne valent rien mais vous obstinez à croire qu'une enfance bancale est la causalité évidente à tous les déséquilibres adolescents.




Drapés de vos diplômes, contraint dans une vérité qui vous ennuie, j'observe avec appréhension les dégâts de 20 ans d'enseignements. Je ne reste pas à la porte pour comprendre pourquoi et comment l'éducation rend flegmatique. Je n'ai lu Chateaubriand qu'une seule et unique fois seulement vous ne le saurez jamais parce que Profil est mon livre de chevet. Expliquez moi dans ce cas, pourquoi Balzac, Cohen et Dumas ne sont plus au programme. Je ne demande qu'à apprendre. Je suis là pour, parait-il, de même que les parents sont nos tuteurs légaux jusqu'à la fin de cette même année. Alors voyez-vous, impassible j'attends ce moment unique, ou diplôme en main, j'annoncerai enfin avec fierté que j'aurais dépassé depuis peu le niveau collégial du brevet. J'aimerais apprendre avec avidité seulement je ne peux m'empêcher de rejeter ce que l'on appelle sciemment "travail" comme une ignominie. Car ce que l'on appelle "travail" n'a rien à en commun avec l'idée que l'on m'en a communiqué. Comment considérer des oeuvres sur-étudiées dont l'ultra banalisation s'expose avec fierté ? Qu'attend-t-on de moi hormis que je copiasse prudemment avec obséquiosité ? Peut-être est-ce un moyen de me faire comprendre que réfléchir n'est pas la clé appropriée à la serrure éducative. Mes idées m'entrainent, c'est cela je vogue. Vous avez tout compris, ou presque me semble-t-il. Je rame souvent, d'ailleurs ne l'aviez vous pas remarqué ? Les jours de pluie je pagaye car glisser sous la pluie est bien le meilleur moyen que j'ai trouvé de ne pas me laisser surprendre par la soudaineté de l'orage professoral. Je compatis envers vous, professeur agrégé dans un lycée privé provincial, qui êtes contraint de déchiffrer tardivement les copies échevelées de la jeune ahurie intellectuelle que je suis, que la rigueur effraye tant. Mes essais sont fumeux ? Mais qu'attendez vous, mettez l'embargo sur mes obscénités ! Je vous donnerai raison. Ai-je cette impression diffuse que vous seul sembliez comprendre ma frustration ? Devrais-je vous en vouloir sous ce prétexte fumeux (nous en revenons toujours aux mêmes conclusions) que vous ne m'approuvez pas toujours unanimement lorsqu'une partie de moi (la main le plus souvent) est prise à vagabonder dans les méandres opulents de ma philosophie de quartier? Energumène, telle est la façon qu'ont les gens de me qualifier, en effet vous avez raison. Perspicace décidemment. Puis-je me convaincre de faire des concessions ? Concernant Comte et Descartes, je ne vous promets rien. Seulement d'essayer d'envisager que positivisme et rationalisme ont une place au sous sol de la pensée littéraire. Cela dit, je ne demande qu'à être convertie. Convainquez moi donc monsieur "science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

** **

Un jour j'ai décidé d'avoir un prof de science philosophe et je ne m'en suis jamais remis(e).
Fatiguée, je n'ai pas fait attention et j'ai loupé le virage. Mon frein à lâché brusquement dans le carrefour et m'a contraint à coucher Nietsche sur le papier. J'me suis vautrée parce que forcément ce con n'avait pas mis ses feux de détresse, histoire d'avertir poliment que le virage était incertain.Le pire n'est pas là, le pire est que j'ai provoqué un carambolage monstre, que les tôles des voitures que j'ai embouties ont été bien plus affectées que la mienne propre. Sacrement amochées pour le coup. C'était un accident, comme il en arrive beaucoup ces derniers temps, dans les alentours printaniers du mois de juin. Là encore, je n'y étais pour rien. Mes freins n'avaient pas été révisés. Pauline Rofil s'en chargeait d'habitude. Le coup de frein, si énergétique qu'il fut, fut trop tardif. La collision était inévitable. Je ne sais comment, je fus la seule paumée chanceuse qui s'en sortie convenablement, entendez par là en un seul morceau. Les autres ont été évacuées en pièces - détachées pour la plupart. Un vrai tartare. Vraiment, un sale spectacle. Un show fatal. Quand à moi, l'autorité suprême de la clé à molette à décidée que je m'en sortirai. J'ai donc survécu et ne me suis pas converti depuis à l'ultra catholicisme des soeurs printemps pour autant. Pour dire vrai, comme je dis rarement, je n'ai pas cherché à comprendre pourquoi la haute autorité céleste avait décidée de m'épargner. Je me suis seulement contenté de la remercier poliment pour avoir transformée ma survie en objet de suspicion. Je n'ai pas cherché à limiter la casse il est vrai mais suis-je coupable pour autant. Un jour, j'ai ouï dire que les esprits torturés se posaient trop de questions. Je ne me suis pas sentie concernée. J'aurais préféré entendre fumeux. La clé de mon angoisse était surement là. Réminiscence post traumatique. Mon incompréhension face à la science et la médecine commençait là : par ce fait qu'elles trouvaient des mots à mettre sur des pathologies dont on ignoraient tout.
"Science d'où prévoyance, prévoyance d'où technique"

** **


**

"Presque toutes
les théories scientifiques
en fait, à cause de leur
caractère réductionniste,
peuvent être considérées
comme des falsifications
conscientes et ingénieuses
de la réalité, comme des
déformations ou caricatures
du monde qui existe."

**

FRIEDMAN L'univers erratique


L'épisode est clos. Je ne vous ennuierai plus.
Avec ça du moins. Le reste est une autre histoire
qui vous attend bientôt (...)

# Posté le samedi 10 novembre 2007 18:03

Modifié le jeudi 15 novembre 2007 15:45

"Lord, forgive us all (...) what's done cannot be undone" [ARTICLE XXXIII] Ne cherchez pas, j'ai bien peur qu'A.n'ai jamais existé. L'imaginaire est si confus parfois (...) cela ne va pas sans dire que le mensonge l'est aussi. Naturellement

"Lord, forgive us all (...) what's done cannot be undone" [ARTICLE XXXIII]  Ne cherchez pas, j'ai bien peur qu'A.n'ai jamais existé. L'imaginaire est si confus parfois (...) cela ne va pas sans dire que le mensonge l'est aussi. Naturellement
Je ne vois rien ●● j'ouvre les yeux ●●● rien d'autre qu'une paleur éclatante singulière


Je redécouvre ces lieux étranges. Ressens à nouveau l'amertume nonchalante du condamné. La paleur d'une esquisse faite à main levée, l'odeur nauséeuse des médicaments.
Je ne vois pas mais j'entends où plutôt je vois mais je n'entends rien, j'entends un flou sonore, une déferlante musicale discordante. Des pas, du bruit, des cris aussi, confus vacarme hospitalier.
Out damned spot - Out I say. Je ne veux pas mourir, pas ici du moins. Père et mère doctrinaire n'ont rien compris. Je réclame un ailleurs, une frénésie mortuaire pour calmer mes angoisses. Ici, le repos n'existe pas. Une hystérie railleuse remplace la frénésie. Je ne suis pas fanatique, désorientée seulement. Ma place n'est pas là. Eux sont fous, eux, mais moi non. Moi je sens, j'entends (j'attends) je vois. Je perçois des ombres, des bruits, confus. Je tremble, j'ai froid. Le radiateur est glacé.

Ice girl sort de cette frénésie ! Frénésie sort de ce corps. Doux pragmatisme. Rêves-je éveillée?





Pourtant je sais...




je sais parce que 'jai vu une ombre l'allumer. Je le sais bouillant mais le ressens froid donc. Gelé, glacé, corps famélique. impénétrable chaleur lointaine que jeune nubile ne connait pas. Je me gèle dans une chambre surchauffée. Ils (je les entends) peaufinent d'achever ce travail d'orchestre, minutieux travail si artistement entamé. Je les sais jeunes, l'intolérable zèle du novice, assurément. Je ressens en eux cette volonté d'acier de me rendre cinglée que bientôt je lirais mon pull et tenterai vainement d'enfiler france soir. Ici Paris, à quoi cette frayeur m'est-elle due, respectueux docteur x ? rassurez moi. Dites moi que ma mort prochaine arrive bientôt, j'attends tant la sérénité. Oui, il est vrai, la récente aphasie à tachez de me faire patienter. Mais je veux plus. Quelqu'un m'a dit que j'allais mourir ? Qui ? bientôt. Quand ? un autre fou, je ne sais. Je suppose, dites moi. N'est-il pas supposé n'y avoir que des fous ici ? Out I say - What need we fear ? Je supplie un dieu que je ne connais pas, j'implore une aide, une main tendue qui ne viendra pas, jamais. On me laisse crever comme un rat dans un caveau doré à ciel ouvert et barreaux d'acier. Il me semble hurler fructueux délirium; c'est cela, délire étranger. Foul whisperings are abroad : unnatural deeds. Do breed unnatural troubles : infected minds. Bientôt, je sais que je ressortirai. Je ne suis folle que pour ceux qui le croient. Le croyez-vous ?

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 10:00

Modifié le jeudi 29 mai 2008 13:11

"L'indulgence est mère de tous les vices " [ΛЯTICŁΣ XXXII] {un grand merci sincère - à chère mère doctrinaire - pour son involontaire - contribution }

"L'indulgence est mère de tous les vices " [ΛЯTICŁΣ XXXII] {un grand merci sincère - à chère mère doctrinaire - pour son involontaire - contribution }
[ α мα cнère ѕιвylle αdorée...]

Et ben voilà, contents ؟ hein, c'est ça ؟ de toute façon, vous voyez jamais rien. Comme ça, j'vais rester là jusqu'à ce que je dépérisse, voilà . Et puis quoi ؟ et puis j'parle trop c'est ça ؟ hein ؟ et qu'est-ce qu'il a Antonin ؟ Vous le laissez lui, hein, il a le droit c'est ça ؟ Bien sur qu'il a le droit lui, hein ؟ Vous savez, hein,non ba non bien sur vous savez pas parce que vous savez jamais rien, mais c'est injuste voilà. De toute façon, c'est comme ça, hein, c'est pas grave, moi personne se soucis, de moi, si ça va, et après vous êtes tous là, hein, ba qu'est-ce qui va pas, hein ؟ et puis, Oмвeℓιηє par ci, Oмвeℓιηє par là. C'est toujours pareil de toute façon, et puis moi j'en ai marre, et puis allez tous vous faire foutre, voilà.


Si Oмвeℓιηє parle ainsi à ces parents,
drame familial n'est jamais loin
Seulement forte de tant d'instructions primaires,
forte d'enseignements doctrinaires,
Oмвeℓιηє choisira judicieusement
d'emmerder gentiment papa maman au
crayon à papier dans son calepin Hatier
d'aller conter fleurette à mr Tambourin et d'accessoirement, (c'est à souhaiter)
limiter l'usage des onomatopées.
Parce que Oмвeℓιηє est une grande et sage fille demeurée - Et qu'en somme : elle a tout compris.







D'ailleurs, ne vous l'avais-je pas dit ؟
Si fille elle sera, Oмвeℓιηє sera son nom


# Posté le mercredi 31 octobre 2007 13:01

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 12:24